Par un heureux hasard, une apicultrice a découvert des êtres vivants accélérant de façon impressionnante la dégradation de déchets en plastique : des larves de fausse teigne, responsables de l’invasion de ses ruches sont également capables de digérer des sacs en plastique. C’est en les conservant dans un emballage non recyclable qu’elle a levé le voile sur cette particularité. Cette découverte peut-elle être interprétée comme un nouvel élan d’espoir pour l’humanité afin de lutter contre la pollution de l’environnement ?

Zoom sur la larve de la fausse teigne : une armée pour évincer les déchets en plastique ?

Voulant éloigner des fausses teignes qui proliféraient dans les ruches et perturbaient le cours normal de la vie de ses abeilles, Federica Bertocchini a découvert que le sac en plastique qui les emballait était en train de disparaitre progressivement. Le phénomène qui se produisait était sidérant, car en moins de 40 minutes, le sac en plastique était percé de plusieurs trous. Un véritable exploit quand on pense qu’il faut près d’une centaine d’années pour que les sacs en plastique se dégradent et voire même jusqu’à plus de 450 ans pour le polyéthylène.

Dégradation des déchets en plastique : évolution de la recherche

La recherche se poursuit sur ces larves de fausse teigne de type Galleria mellonella pour savoir s’il s’agit d’une nouvelle piste intéressante pour réduire les milliards de déchets en plastique qui envahissent la planète. Pour l’heure, les résultats sont prometteurs, car ils révèlent bel et bien que les larves de fausse teigne ne se nourrissent pas seulement de déchets en plastique, mais ils sont bien dégradés. En effet, une substance provenant de ses intestins favorise la biodégradation des déchets, ce qui se produit dès que la chenille absorbe les déchets en plastique.

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